[Baugé-en-Anjou] Un pôle en très bonne santé !

05 Nov 2019

Depuis trois ans, le Pôle Santé de Baugé-en-Anjou répond aux attentes du territoire. Un premier bilan très positif pour les professionnels de santé comme chez les patients. Prise de pouls…

Il était nécessaire de prendre le pouls ! Histoire de relever la température trois ans après son ouverture à Baugé. Les résultats sont aujourd’hui sans appel. Et tous les voyants sont au vert : le Pôle Santé de Baugé-en-Anjou se porte à merveille. Les analyses, tant du côté des professionnels de santé que des patients, ne révèlent aucun trouble particulier. Bien au contraire. « C’est une réelle réussite, annonce d’entrée le Dr Laurent Lebrun, médecin généraliste. Et nous mesurons aujourd’hui toute l’efficience de ce projet qui répond aux attentes à l’échelle du territoire ».

Un travail en équipe

Même constat pour Virginie Mathon-Rousseau, orthophoniste installée au Pôle Santé depuis son ouverture en septembre 2016. « Je travaillais seule dans mon cabinet à Baugé et en intégrant cette nouvelle structure, j’y ai vraiment gagné sur le travail en équipe et la prise en charge de mes patients, insiste-t-elle. Le fait d’être réunis au sein d’un même lieu facilite réellement le suivi des dossiers. Des passerelles se créent entre les professionnels et améliorent ainsi le suivi et la gestion de notre patientèle ».

Pauline Korth, kinésithérapeute au sein du Pôle, confirme. « Nous n’avons qu’un escalier à monter ou un couloir à traverser pour interroger un collègue ou orienter une personne », avoue-t-elle. Cette centralisation des consultations est aussi un atout majeur pour les Baugeois qui poussent la porte du Pôle Santé. « Il n’y a rien à redire, lance Andréa Gibson, une patiente d’origine britannique du Vieil-Baugé. Je suis stupéfaite par la vitesse de la prise en charge. Je suis venu voir mon médecin pour un problème de dos qui, immédiatement, m’a orienté chez le kiné à l’étage en dessous !»

Dans la salle d’attente des kinés justement, Gérard Lelièvre, le bras en écharpe, ne cache pas non plus sa satisfaction. « C’est vraiment l’idéal d’avoir tous les corps médicaux à portée de main. Toutefois, je trouve dommage qu’il n’y ait pas de service de garde le week-end, avoue-t-il. Cela m’aurait évité de me rendre aux urgences à Angers pour une simple fracture du bras ».

De nouveaux spécialistes

En trois ans, le Pôle Santé s’est structuré, affiné son offre de santé en occupant les locaux de façon cohérente « afin d’offrir un lieu de prise en charge la plus globale possible et ainsi améliorer les conditions d’exercice des professionnels de santé en facilitant, notamment, la permanence et la continuité de soin, explique le Dr Lebrun. Quant aux gardes de médecins le week-end, nous ne sommes pas en mesure de les mettre en place pour le moment car cette décision ne nous appartient pas, elle revient au préfet de Maine-et-Loire ». Patience, alors !

Hormis cette seule zone d’ombre, le Pôle Santé répond régulièrement à de nombreuses convoitises de professionnels de santé, notamment des spécialistes de la région d’Angers, qui souhaiteraient y prodiguer leurs soins. « Nous avons encore deux bureaux de libre pour les accueillir », annonce le Dr Lebrun. Des chirurgiens, des ophtalmologistes…, il est encore un peu tôt pour le dire, mais qui pourraient venir renforcer les équipes en place et ainsi répondre aux attentes du Baugeois et bien au-delà, « puisque nous accueillons aussi des patients de la Sarthe et d’Indre-et-Loire », précise le Dr Lebrun.

Pas de désert médical

Des envies qui attestent du dynamisme et du succès de ce projet. Unique en son genre à l’échelle départementale, cette Maison pluridisciplinaire de santé contribue à lutter contre la désertification médicale en milieu rural. Un « fléau » très prégnant dans certains territoires du Maine-et-Loire ou encore chez nos voisins mayennais. Comme en atteste Philippe Chalopin, maire de Baugé-en-Anjou : « Rares sont les territoires ruraux à bénéficier d’un tel équipement. Et nous en sommes particulièrement fiers aujourd’hui. Il est le fruit de l’aboutissement de plusieurs années de réflexion et de partenariat entre les professionnels de santé du Baugeois, l’Agence régionale de santé (ARS) et les élus ».