Ce jeudi 10 juillet, un cap important pour le territoire : la signature du nouveau Contrat Local de Santé 2025-2028 de Baugé-en-Anjou, élargi dans sa nouvelle version à la commune des Bois d’Anjou. Tous les partenaires étaient présents, l’ARS des Pays de la Loire, la CAF 49, la MSA 49, et la CPAM 49.
Le Contrat Local de Santé (CLS) est un outil porté conjointement par l’Agence Régionale de Santé (ARS) et une collectivité territoriale pour réduire les inégalités sociales et territoriales de santé, garantissant la participation des usagers. Il est l’expression des dynamiques territoriales partagées, il favorise l’articulation entre projet régional de santé et dynamiques locales partagées entre acteurs et partenaires sur le terrain, pour mettre en oeuvre des actions de santé au plus près des populations. La commune de Baugé-en-Anjou s’y est engagée il y a 10 ans, dès 2015 et a reconduit en 2021. Grâce à cette contractualisation qui s’élargit pour le nouveau contrat 2025-2028 des partenariats avec la Mutuelle Sociale Agricole (MSA 49), la Caisse d’Allocations Familiales (CAF 49) et la caisse d’Assurance Maladie (CPAM 49), les acteurs ont défini en commun une stratégie et des objectifs, un programme d’actions pluriannuel co-construit à partir d’un diagnostic des besoins locaux et un suivi de la mise en oeuvre et une évaluation des résultats conjoints.
Une évolution de la dimension territoriale
A la faveur du renouvellement du CLS pour la période 2025-2028 et sous l’impulsion de l’ARS, la dimension territoriale du nouveau contrat évolue. Ainsi, la commune des Bois d’Anjou est désormais co-signataire du nouveau contrat. Et c »est à deux voix, celle du maire de Baugé en Anjou, Philippe Chalopin et celle du maire des Bois d’Anjou, Sandro Gendron que les invités et partenaires ont été accueillis. « Nous avons souhaité cet outil au service des communes, chacune des 7 communes de la Com Com Baugeois Vallée ayant été invitée à s’en saisir. Seule celle des Bois d’Anjou a répondu favorablement, mais on sent bien déjà que d’autres communes y sont finalement sensibles. Gageons qu’elles nous rejoindront par la suite, » a introduit Philippe Chalopin. Et de rajouter : « En 2015, lorsque nous avons signé notre premier CLS avec l’ARS, nous étions une des toutes premières communes rurales en France à posséder ce dispositif. Notre leitmotiv était, comme cela l’est toujours : ne pas tout attendre de l’Etat et/ou des administrations mais être des élus engagés au plus près des besoins des habitants, sachant qu’à Baugé-en-Anjou, nous avons fait de la santé une de nos priorités. De fait, la santé est bel et bien un critère d’attractivité d’un territoire. Si nous n’avions pas signé un tel dispositif, il est certain que des réalisations et actions telles la création de la Maison de Santé de Baugé ou encore des actions de prévention en direction des jeunes par exemple n’auraient pas vu le jour.«
Une opportunité de s’engager
Pour le maire des Bois d’Anjou, signer paraissait une évidence : « Ce qui a été important dans cette démarche, c’est la qualité du diagnostic partagé. Nous élus des Bois d’Anjou avons compris que c’était une opportunité de s’engager avec Baugé-en-Anjou et l’ARS, mais aussi de lancer une nouvelle dynamique sur notre commune, mieux accompagnée et mieux coordonnée au service des habitants en nous appuyant sur Baugé-en-Anjou et sa politique volontariste en matière de santé. Il faut noter la richesse de ce contrat local de santé en matières d’actions pour les 3 prochaines années, s’appuyant sur un diagnostic très pragmatique et très concret.«
Une vraie prise en compte des nouvelles réalités
Pour Bénédicte Samson, directrice de la CPAM de Maine et Loire, « ce Contrat est tout à fait cohérent car il rejoint pleinement nos missions d’accompagnement des habitants dans leurs accès et aux droits et aux soins. » Enfin, pour l’ARS, financeur de la première heure en 2015 lors de la signature du premier Contrat tant pour le fonctionnement que les actions, « cet engagement conjoint en proximité est un outil de première importance« , n’a pas manqué de souligner Isabelle Monnier, Directrice Générale Adjointe de l’ARS Pays de la Loire. « Mais un CLS ne peut se suffire à lui-même et n’a de sens que si les territoires et communes s’en emparent et que si les actions mises en oeuvre répondent aux véritables besoins des populations. C’est le cas ici, et grâce au nouveau diagnostic, il y a une vraie prise en compte des nouvelles réalités du territoire. » Et de conclure, concrètement : « L’ARS sera aux cotés du territoire pour les travaux d’extension de la Maison de Santé et du nouveau centre d’imagerie médicale.«